L’album de Jacques Bousquet (1901-1986) : « La guerre de 1914-1918 dessinée par un adolescent » (Collection Jean-Claude Bousquet, Nicole Lienhart, Michèle Brum)

Cet exceptionnel album de 39 dessins sur la guerre de 1914-1918 m’a été donné pour publication à l’occasion du centenaire de l’armistice par les filles du dessinateur, les arrières petites filles de l’ancien maire d’Arcueil, le manufacturier Jules Caron. Cette représentation de la guerre aux crayons de couleur et à l’encre est réalisée par un adolescent vivant à Arcueil. La vision que le jeune homme a de la guerre est une vision « positive » avec ses héros « les As de l’aviation » et ses progrès techniques tant sur terre comme le char « Schneider » que sur mer ou dans les airs. On est donc très loin de la dénonciation des « horreurs de la guerre » comme celle que fera le peintre allemand Otto Dix. L’album n’est pas non plus un journal de guerre illustré par un peintre. La mise en ligne des dessins de Jacques Bousquet par Bruno Teste sur le blog de la médiathèque Louis Pergaud d’Arcueil me permet de remercier les descendants de Jules Caron pour leur confiance. En retour, je me suis engagée à écrire l’histoire de Mme Aspasie Jules Caron et à poursuivre celle de la Maison des Gardes dont les Caron furent propriétaires de 1876 à 1926. Cela paraîtra prochainement. Annie Thauront

Voir les dessins de Jean Jacques Bousquet

Mémoire des femmes : les arcueillaises veuves de guerre

Le monument aux morts de Lodève (Hérault)
Après la guerre de 1914-1918, près d’un soldat mobilisé sur deux ayant été marié, la France compte 600000 veuves (sans compter un nombre inconnu de fiancées aussi appelées veuves blanches). Si les noms des soldats « Morts pour la France » sont glorifiés sur nos monuments aux morts, ayant été répertoriés par les communes sur les Livres d’Or de la guerre, noms qui sont enregistrés aujourd’hui sur le site du Ministère de la Défense « Mémoire des hommes », les noms des veuves des combattants de 1914-1918 sont complètement méconnus. La création de ce dossier s’inscrit dans le cadre de la célébration du centenaire de l’armistice de la guerre de 1914-1918, et fait suite à notre séance du 22 novembre intitulée « Mémoire des femmes » consacrée aux résultats de mes recherches pour identifier les veuves de tous les soldats d’Arcueil-Cachan morts pendant ou des suites de la Grande Guerre.

Lire le dossier : Mémoire des femmes

Lire le dossier : Mémoire des homme.

Lire le dossier : Delphine Duboz épouse Pergaud

Histoire de la maison de santé « La Villa Moderne » à Arcueil

Atlas des communes du département de la Seine 1901
À la fin du XIXe siècle existait à Arcueil une maison de santé appelée « Villa Moderne ». Elle était située route d’Orléans entre la Croix d’Arcueil et la Vache Noire. Moins illustre que la clinique du Dr Blanche à Passy où séjournèrent  aristocrates et grands bourgeois guettés par la folie et où mourut Guy de Maupassant, elle fut pourtant fréquentée par des célébrités. Ainsi deux poètes et hommes de théâtre y sont décédés : le 5 mai 1904, à 48 ans, Jacques Le Lorrain, auteur du "chevalier à la longue figure"inspiré de Don Quichotte et le 30 novembre 1918, à 74 ans, Paul Demeny, resté célèbre pour ses relations avec Arthur Rimbaud. Leur décès à la « Villa Moderne »  m’a conduite à faire l’histoire de cette maison de santé privé, dont j’ai découvert que subsistaient aujourd’hui plusieurs de ses pavillons. Malgré l’absence de sources spécifiques dans les archives publiques, j’ai trouvé son premier propriétaire Alexandre Victor Rohr et trois éminents médecins qui y exercèrent : l’orthopédiste Paul Archambault, le neuro-chirurgien Antony Chipault et l’oculiste Auguste Chevallereau. C’est un peu les progrès de la médecine à la fin du XIXe que je vous propose de découvrir à travers l’histoire des techniques médicales et des praticiens de la Villa Moderne.
Lire le dossier : Pensionnaires et directeurs de la maison de santé "La Villa Moderne"
Lire le dossier : Equipements et médecins de la maison de santé "La Villa Moderne"

La longue histoire de la viabilisation du lotissement « la Villa Moderne » à Arcueil

Villa Moderne actuelle vue du ciel
Le 23 février 1923, Alphonse Alonzo, un entrepreneur des travaux publics parisien, achetait l’ancienne maison de santé « La Villa Moderne » avec son terrain et ses anciens bâtiments. Il créait une allée en U qu’il appelait « la Villa Moderne » pour desservir les parcelles de sa propriété mises en vente à partir de 1925. Mais très vite, il apparut que, malgré la loi du 19 juillet 1924, M Alonzo, avant de vendre, n’avait pas rempli ses obligations pourtant inscrites au cahier des charges. Le tout-à-l’égout, notamment, se déversait dans un puisard situé dans des vides de carrière en arrière de la Villa. Je vous propose de découvrir qui étaient le promoteur et les premiers acquéreurs de « la Villa Moderne ». Quels furent les démêlés de ces « mal-lotis » avec le lotisseur et la mairie pour obtenir que les dépenses d’assainissement de la voie privée ne soient pas à leur charge ? L’histoire de la viabilisation de « la Villa Moderne » dura plus de quarante ans. Il y eut encore des problèmes d’assainissement en 1966 malgré des travaux effectués en 1964 à l’occasion de la création des HLM de la Vache Noire.  Lire le dossier sur l'histoire de la viabilisation du lotissement de la Villa Moderne

« La Blonde » et « Les gueules grises » d’Arcueil

Une blonde, photo E.Atget
Il y a quelques semaines une amie me demandait si je savais d’où venait le nom  de « La blonde »  qui a été donné à une impasse privée située à proximité du cimetière d’Arcueil. J’avoue avoir pensé à une vache blonde comme la vache noire de l’auberge qui donna son nom à un quartier, un carrefour de la N20 et aujourd’hui à un centre commercial de notre ville. Pourquoi pas aussi une bière blonde car plusieurs brasseries ont fonctionné jusque en 1976 à proximité ? J’ai cherché dans le livre de Robert Touchet « Arcueil. Rues d’hier et d’aujourd’hui ». J’ai enquêté auprès de Mme Florence Garel, responsable des archives municipales, que je remercie pour son aide précieuse et ensuite aux archives départementales du Val de Marne. Je vous invite à découvrir le résultat de cette enquête qui m’a amenée à m’intéresser au passé de notre commune à travers ce que l’on a appelé « Les gueules grises ». Je ne vous en dis pas davantage et vous souhaite bonne lecture de ce nouveau dossier. Lire le dossier sur "la blonde d'Arcueil".
Annie Thauront

Qui étaient les signataires du « vœu de Champagney » ?

Logo réalisé par B.Teste
Cette étude généalogique des signataires du
« vœu de Champagney » fait suite à la conférence de Michèle Pernot intitulée « L’esclavage dans les cahiers de doléances de 1789. L’histoire du vœu de Champagney et ses prolongements. » à l’atelier de généalogie de la médiathèque d’Arcueil (Val de Marne). En 2017, à Arcueil, le thème retenu pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage est « Le vœu de Champagney ». Nous interrogeant sur l’histoire de ces villageois de Franche-Comté qui signèrent le cahier de doléances le 19 mars 1789, nous avons cherché à identifier ces hommes.
Nous pensons avoir réussi. Notre démarche a été de comparer les signatures du cahier de doléances avec celles des actes paroissiaux et d’état-civil de la commune de Champagney (Haute-Saône) accessibles sur le site des Archives départementales de la Haute-Saône. Nous avons ainsi rectifié cinq noms faussement attribués à des champagnerots dans la liste alphabétique publiée par la Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme de Champagney. Aucun de ces cinq noms figurant sur cette liste ne correspond à des noms d’habitants de Champagney ou même des alentours (Ronchamp, Plancher Bas). Il s’agit de Jean-Baptiste Pocner (ou Pocquener) au lieu de J.B Pociver, Joseph Guichard au lieu de Joseph Guillard, Pierre-Antoine Renaud au lieu de P.A Venand, Jean-Claude Burcey au lieu de J Deburez et Pierre-Antoine Delacour au lieu de P.A Delan. La généalogie de chacun des 68 signataires a permis de préciser leur profession et leurs liens de parenté. La municipalité de Champagney en créant en 1971 la Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme continue d’honorer la mémoire de ces hommes qui demandèrent l’abolition de l’esclavage il y a plus de 200 ans. Nous vous invitons à les découvrir à travers une approche généalogique.
Lire le dossier sur le "vœu de Champagney"

Fusillé pour l'exemple…

« Histoire et généalogie de Lucien Ernst, fusillé pour l'exemple arcueillais »

Un soldat fusillé pour l’exemple désigne, dans le langage courant, un militaire exécuté après décision d’une juridiction militaire intervenant non seulement dans un cadre légal pour un délit précis mais aussi dans un souci d’exemplarité visant à maintenir les troupes en parfait état d’obéissance.  La notion de « fusillé pour l'exemple » a été explicitée par l'arrêt de la Cour spéciale de justice militaire en date du 3 mars 1934 qui a acquitté les quatre caporaux du moulin de Souain qui avaient été exécutés le 17 mars 1915.
Cette année, la municipalité d'Arcueil commémore le 11 novembre par une cérémonie particulière, les cent ans de la mort du zouave Lucien Ernst à la guerre de 1914-1918 avec l'inscription de son nom sur le monument aux morts.
Dessin de Jacques Tardi
Né à Paris le 14 janvier 1887, Lucien Ernst était domicilié 4 rue Émile Raspail à la déclaration de guerre. Lucien Ernst ne serait pas « mort pour la France » car il a été « fusillé pour l'exemple » le 16 août 1916 par un peloton de soldats de sa compagnie en présence de soldats de son régiment, le 4e mixte de zouaves et de tirailleurs. Son nom et celui d'Alphonse Blanché, recensé tardivement, ne figuraient pas sur le monument aux morts d'Arcueil. Désormais, ces deux soldats y auront leur nom inscrit.
Marcel Breillot, pour les Ateliers du Val de Bièvre, a dépouillé des archives militaires et en a tiré l'histoire de Lucien Ernst. Cette histoire est racontée dans une plaquette des Chroniques du Val de Bièvre parue en août 2016 et préfacée par Daniel Breuiller, maire d'Arcueil et dans le n° 92 de ces mêmes chroniques. Annie Thauront, pour l'atelier de généalogie, faisant la généalogie de ce soldat, a remonté l'ascendance alsacienne paternelle de celui-ci. Elle a ainsi découvert la situation particulière des alsaciens-lorrains lors de la Grande Guerre, les « optants » pour la nationalité française et ceux restés en Alsace-Lorraine ; leur situation est relatée dans un article de ce même n°92 des Chroniques du Val de Bièvre. Une conférence, la première de l'Atelier de généalogie de la médiathèque d'Arcueil pour l'année 2016-2017, est donc proposée par Marcel Breillot et Annie Thauront. Avec la soirée de débat et de projection de films du 10 novembre à 18h30 à la salle Jean Vilar et la commémoration du 11 novembre à 11h au monument aux morts place de la République, cette conférence s'inscrit dans le cadre des manifestations proposées par la ville d'Arcueil, les Chemins de la mémoire et l'Arac.

Lire le dossier sur Lucien Ernst

Voir la généalogie de Lucien Ernst

Lire l'article d'Arcueil notre cité : Quel exemple ?